Z ZOOM SUR

La Nouvelle Génération Des Femmes Entrepreneures En Rdc: Patricia Nsakala Et Ses Po’Ndoux

, ZOOM SUR

Les femmes qui prennent les devants se font de plus en plus nombreuses sur le marché entrepreneurial. Le courage et la détermination soufflent sur elles et les poussent.

Elles sont nombreuses  à  bénéficier des avantages mis en places dans le but de promouvoir l’entrepreunariat féminin et à lancer des Start up, des PME, à participer à  des concours, à bénéficier des fonds d'appuis, etc. 

Bien qu’en RDC, on ne parle pas assez d'elles et qu'elles semblent être  moins nombreuses; Une de ces femmes actives de la nouvelle génération d'entrepreneures congolaises se livre à nous et nous partage son expérience en nous parlant de sa façon à elle d’entreprendre en RDC. Julisha vous laisse découvrir Patricia Nsankala, initiatrice de Pond'oux.

Nsakala

Julisha: S’il faille parler de vous, comment vous décriveriez-vous ?

Patricia NSAKALA: Personne ambitieuse, mais d’une ambition saine, et au service des autres. J’ai eu la grâce de pouvoir avoir plusieurs talents et je fais de mon mieux pour les faire ressortir. Ma plus grande faiblesse est de vouloir satisfaire tout le monde et de faire attention aux regards que l’on porte sur ma personne.

Julisha: D’où vous est venu le besoin d’entreprendre ?

Patricia N. : J’ai grandi entourée des personnes qui ont créé leur propres emplois et j’ai toujours été fascinée par le fait de partir de rien pour arriver à bâtir un empire. En presque dernière année d’université je me rends compte que les entreprises privées et publiques ne présentent plus les mêmes offres. On vous demande d’avoir déjà travaillé dans le domaine pendant au moins trois ans, soit il n’y a pas de poste vacant. La solution est donc de créer de l’emploi ce qui emmène à entreprendre.

Julisha : Depuis combien de temps votre entreprise existe ?

Patricia N.: Ca fait une année et demie que je travaille à mon compte en tant que maquilleuse et mannequin sous le label Ladies On fleek et cinq mois que j’ai lance po’ndoux, dans le secteur de l’agroalimentaire.

Julisha: Pourquoi aviez-vous choisie le secteur agricole ?

Patricia N: C’est parce que notre sol est riche et que très souvent on a tendance à l’oublier et à penser que ce secteur n’est fait que pour les personnes qui n’ont pas assez d’éducation ou de moyen. En choisissant ce secteur je veux redonner de la valeur à ce secteur, prouver aux autres qu’on peut faire de grandes études, être apprêté, faire attention à son apparence et exceller dans l’agroalimentaire.

Julisha: D’où vous est venu le nom de votre projet, pourquoi spécialement « PO’NDOUX » ?

Pondou

Patricia N: L’idée du nom de la marque est venu d’un ami lors d’une session de travail avec l’équipe que j’ai composée pendant le concours Kin startup academy. Notre produit phare étant le pondu (feuilles de manioc), nous avons essayé de jouer avec les mots par souci d’originalité. Doux fait allusion à douceur et à la qualité de service que nous voulons offrir. 

Julisha: Quel est l’impact de votre initiative sur la société ? quel type de problème votre projet offre à la société?

Patricia N: L’impact social de notre projet est la sensibilisation de la jeunesse congolaise qui réussit. Grace à notre projet, nous permettons aux femmes professionnelles, femmes qui se tuent au boulot tous les jours de cuisiner leur pondu sans prendre la peine de piler elles-mêmes. Nous faisons accompagner nos produits de guide des recettes et cuissons pour aider les débutants en cuisine.

Julisha: Vous êtes étudiante et entrepreneur à la fois, est-ce que cela demande de laisser parfois tomber une activité au détriment d’une autre ? comment arrivez-vous à vous en sortir?

Patricia N: C’est difficile. Et compliquée, mais le secret c’est d’être organisé, de définir ses priorités. Avoir mon diplôme de droit est très important pour moi , surtout pour la suite de mes projets et mes startups sont mes bébés. A chaque fois que l’un semble prendre beaucoup de place je me ressaisis et me réorganise.

Julisha : Etudiante en droit à l’Université Catholique du Congo, pourquoi un revirement soudain dans le secteur social-agricole et pas dans le secteur juridique ?

Patricia N: Je ne parlerai pas de revirement mais de planification. Je resterai dans le secteur juridique, j’utiliserai d’ailleurs mes connaissances juridiques pour bien avancer dans l’entrepreneuriat. Je ne me limiterai pas non plus dans le secteur social-agricole d’autant plus que j’évolue aussi dans le secteur de la mode et de la beauté et mes connaissances juridiques me permettrons de sécuriser toutes mes activités.

Julisha : En tant que femme entrepreneure trouvez-vous qu’il est difficile d’entreprendre quand on est une femme ?

Patricia N: C’est difficile autant pour les hommes que pour les femmes . c’est vrai qu’on a été discriminées pendant une époque mais il faut être honnête, nous avons pratiquement les mêmes opportunités aujourd’hui d’ailleurs, la femme entrepreneure de nos jours bénéficie de plus de privilèges qu’il y a cinq ou dix ans.

Julisha : A quels types d’obstacles vous êtes-vous heurté lors de votre parcours entrepreneurial ?

Patricia N: Le plus grand obstacle pour un entrepreneur c’est le financement . Particulièrement en RDC où nous n’avons pas de banque d’investissement et que les institutions publiques ne distribuent pas les fonds qui ont été prévus pour aider les startup et les PME 

Julisha :  Pensez-vous avoir atteint votre objectif ou il y a encore du chemin à  faire ?

Patricia N: Un entrepreneur ne peut pas se limiter à un seul objectif. J’en ai atteint certains mais il reste beaucoup à faire.

Julisha : Quel message pouvez-vous transmettre à ceux qui nous lisent en tant qu’entrepreneur et surtout en tant que femme entrepreneur œuvrant en RDC avec toutes les difficultés que la tache impose ?

Patricia N: Le plus grand message c’est d’oser. Rien n’est facile c’est vrai, mais si on ne sort pas de notre coquille les opportunités ne viendront pas nous trouver chez nous. A toutes les femmes qui liront cet article, ce n’est plus le moment de se morfondre et de quémander,  le monde a eu raison de nous mettre à la place qu’on a longtemps réclamé.

Une preuve que l’entrepreunariat ne demande pas une formation en un domaine précis, mais bien plus que ça, avoir des objectifs solides, être passionné et une volonté de fer. Elle a pu, vous en êtes capable aussi.


Commentaires

Laisser un commentaire

Se connécter pour commenter

Commentaires Récent

"Bien dit!"

comment
Lionel 3 mois, 1 semaine,

"comment integre le groupe de t"

comment
kalombo 3 mois, 4 semaines,

"C'est une première en Rdc et f"

comment
andy 5 mois, 1 semaine,

Petites Annonces

Search