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Risquer C'Est Bien, Mesurer Les Risques C'Est Mieux: L'A,B,C De La Gestion Des Risques Pour Start Up Et Pme

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On ne cesse de le répéter:"Entreprendre c'est risquer". Qu'on veuille se lancer dans un projet de création d'entreprise ou qu'on veuille développer un nouveau produit/ou service, on fait courir un risque tant à la personne que nous sommes qu'a l'organisation ou structure qui porte le projet. En effet, on ne peut ignorer les facteurs tant internes qu'externes qui sont susceptibles d'impacter (positivement ou négativement) notre projet ou notre entreprise. Julisha nous propose de revenir sur les étapes de cette démarche stratégique. 

Même une entreprise prometteuse peut disparaître du jour au lendemain si elle ne se donne pas la peine d'anticiper et de gérer les risques qui la guetent.  

La notion de Gestion des Risques

Les risques peuvent se définir comme un aléa qui affecte la richesse et les décisions. La gestion des risques se traduit comme un processus permettant d’évaluer les gains et les coûts d’une réduction du risque et de choisir les solutions adaptées. La décision doit prendre en compte les différentes circonstances qui entourent le projet. La gestion des risques est une activité inséparable de l'activité entrepreneuriale.

Malheureusement, beaucoup sont les porteurs de projets  congolais, Les PME et les startups qui ne prennent pas en compte cet aspect de l'entrepreneuriat. 

Quels sont les risques encourus par une PME ou une Startup?

Les risques sont omniprésents dans la vie d’une startup ou une PME. Certains minimes, d’autre menaçants sévèrement son avenir. Les risques font partie du quotidien d’une entreprise. Mais avouons-le, que serait un entrepreneur sans cette dose d’adrénaline qui le pousse à se surpasser ?

Anticipez les risques !

POUR GAGNER, IL FAUT RISQUER DE PERDRE.

Risques liés à l’environnement externe direct de l’entreprise

Partenaires de l’entreprise

Avec la mondialisation et l’externalisation croissante des activités, le risque se diffuse entre les partenaires commerciaux au-delà de la seule entreprise où le risque s’est effectivement produit. L’entreprise doit dès lors réagir à un évènement défavorable externe susceptible de l’affecter par le biais de sa chaîne de valeur qui intègre les risques de l’ensemble de ses partenaires : notamment ses clients, ses sous-traitants, ses fournisseurs, ou encore ses transporteurs. L’entreprise doit donc améliorer en permanence ses processus d’organisation de la production, nécessaires pour se prémunir contre la propagation des risques entre clients et fournisseurs. Toutes les décisions liées à la croissance de l’entreprise, ainsi que les choix des partenaires industriels, font partie des risques stratégiques qui doivent être assumés par les entreprises.

Offre concurrente sur le marché Il peut notamment s’agir de l’apparition précoce d’un produit concurrent similaire à notre nouveau produit qui n’ait pas été prévue par l’entreprise, soit parce que le concurrent a accéléré sa sortie, soit par manque d’anticipation de la part de l’entreprise concernée.

Demande (quantitative et qualitative):Le cas le plus parlant est ici la surévaluation de la demande puisque l’on connaît les difficultés qu’il y a à évaluer la quantité demandée d’un nouveau produit (pas de référence antérieure). Cela peut provenir d’une surestimation du prix que les consommateurs sont prêts à payer pour obtenir ce produit.

Le risque de réputation ou le risque image, autrement dit tout ce qui peut porter atteinte au développement de l’activité de l’entreprise en cas de crise de confiance des clients, explique que l’entreprise prenne tant de soin à cerner les attentes de ses clients et à respecter la qualité de conformité de ses produits.

Risques liés à l’environnement interne de l’entreprise:

Les ressources sont classées en 4 catégories :

Les ressources humaines : savoir-faire, capacité d’adaptation…

Les ressources physiques : capacité de production notamment

Les ressources financières : capacité (ou besoin) de financement…

Les ressources intangibles : manque de brevets et licences, les marques, Recherche et développement, logiciels.

N’attendez pas que les dangers viennent à vous pour improviser une solution. Il est impératif d’identifier ces risques potentiels en amont pour mieux s’armer. Bien entendu, nous savons à quel point il peut être difficile et décourageant de penser à tous ces dangers qui pèsent sur votre business. L’évaluation des risques concernent surtout les plus importants, ceux qui pourraient avoir de graves conséquences sur votre business.

De plus, il existe des risques imprévus, que vous ne pouviez pas anticiper. Des incidents vous forçant à prendre une décision de manière directe, avec un temps de réflexion réduit. Par exemple, un salarié qui tombe malade ou ayant un accident. L’on ne pouvait pas le prévoir et pourtant il va falloir gérer ce problème au plus vite. Ou encore un fournisseur qui vous fait défaut. Même si le temps vous est compté, prenez du recul et ne foncez surtout pas tête baissée.

Les cinq étapes de la gestion des risques

Pour une excellente gestion des risques, la mise en œuvre d’une étude particulière s’avère indispensable. Le respect de ces quelques étapes permet à l’entreprise et au porteurs de projets  d’assurer la gestion des risques de sorte qu’ils ne puissent pas constituer de barrières pour les projets de l’entreprise.

1.Identification des risques

L’identification consiste à recenser toutes les parties exposées au risque. Dans cette optique, l’entrepreneur doit établir une liste contenant tous les risques potentiels. Elle doit distinguer les risques les plus importants d’un côté et les moins importants d’un autre côté. Grâce à cette liste, elle peut analyser leur corrélation. 

2.Évaluation des risques

Cette étape consiste à évaluer les risques en fonction de leur gravité, déterminer leur impact potentiel et l’étendue des préjudices y afférents. À part cela, elle permet de mesurer les coûts associés aux risques identifiés. Pour la réaliser, il faut procéder à une collecte de données et à des analyses statistiques.

3.Définition des solutions

L’entrepreneur dispose de plusieurs solutions envisageables pour trouver la plus adaptée. Il peut définir la solution en fonction du risque lui-même en étudiant la possibilité d’une élimination ou d'une limitation de ses effets. Il peut tenir compte des caractéristiques du projet et y appliquer quelques modifications afin d’esquiver les risques.

4.Mise en œuvre des solutions

Après avoir déterminé la solution la plus adaptée, il faut procéder à sa mise en application. Il s’avère important de définir le coût de mise en œuvre de la solution en fonction des moyens dont dispose l’entreprise. Il faut réduire les coûts y afférents, à défaut, ils pourraient générer des dépenses supplémentaires à l’entreprise.

5. Le contrôle

La gestion des risques nécessite un suivi régulier. Ce suivi vise à garantir la fiabilité de chaque étape. Cela permet de mettre en place des solutions à moyen et à long terme.

Évitez de prendre des risques dès le début !

Eviter

Dans le cas où vous n’êtes pas lancé, prenez le temps de tester votre idée en amont. Avec le Lean Startup, vous savez si le concept séduit et convertit. Les feedbacks des prospects vous permettent d’améliorer ce concept pour qu’il puisse être parfait au lancement officiel.

Imaginez, vous vous lancez de front, dépensez des milliers d’euros dans un super site ou une application mobile. Problème, les semaines passent et personne n’adhèrent à votre concept. Pire encore, vous avez quitté votre ancien travail, persuadé du succès de votre concept. Des risques pris inutilement qui aurait pu être évités grâce au test !

Demandez des conseils autour de vous

Certains risques peuvent être maîtrisés en amont. Comment optimiser au mieux ma logistique pour ne jamais tomber en rupture de stock ? Quel est le meilleur timing pour lever des fonds et ne pas me retrouver à court de trésoreries ?…

Pour anticiper ces risques, il suffit de réunir les bonnes compétences. Et pour cela, discutez avec d’autres entrepreneurs qui ont vécu cette situation. Ils seront de bons conseils et saurons vous guider pour les maîtriser, en toute objectivité. Renseignez-vous aussi auprès d’experts de votre secteur. Ils ont une parfaite connaissance de votre marché et seront d’excellents conseils.

Le droit à l'erreur: L’échec grandit les entrepreneurs

L’échec n’est pas une fin en soi et permet de rebondir rapidement pour une nouvelle aventure entrepreneuriale. Rares sont ceux qui abandonnent la création d’entreprise après leur premier échec. Des échecs qui font grandir. Ils créent à nouveau, en gardant en tête les erreurs du passé, comme une leçon. En tant qu’entrepreneur, même si le moral de votre entreprise est au beau fixe aujourd’hui, tout peut basculer et peut-être vivrez-vous un échec. Réfléchissez dès le départ à cette éventualité et prévoyez une solution pour rebondir.

Tous ces risques ne sont pas négatifs, bien au contraire. Faire des choix risqués peut vous ouvrir de belles opportunités. Osez ! Et n’oubliez pas, ceux qui ont réussi, ont pris des risques à un moment de leur vie. Prendre des risques demande de l’audace. Mais si vous avez décidé de créer votre entreprise et de vous lancer, vous avez prouvé que vous en aviez !

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"Bien dit!"

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Lionel 3 mois, 1 semaine,

"comment integre le groupe de t"

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kalombo 3 mois, 4 semaines,

"C'est une première en Rdc et f"

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andy 5 mois, 1 semaine,

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